• Semaine du 03 au 09 Octobre | A-P. Lacotte

     

    La question humaine de Nicolas Klotz


    "Beaucoup de bruit pour rien."

    Qu'on ne se méprenne pas ici sur mon intention, si je juge qu'il y a eu beaucoup de bruit pour rien, ce « rien » ne s'applique pas au film de Klotz, mais plutôt à la polémique à mon sens tarabiscotée quand au rapprochement nazisme-capitalisme, rapprochement qui n'est pas du reste d'une grande nouveauté.
    Mais quel film sur la filiation ! Quel film sur la parole !
    J'ai vraiment été envoûté par le verbe et par les questions que soulève Klotz.
    La rencontre organisée par Le Café des Images (Caen) n'ayant fait, par ailleurs, que de me conforter dans mon « jugement ».

    La « question » est bien humaine, trop humaine...

    OOOO

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    Boarding Gate d'Olivier Assayas


    "Embarquement raté."

    Déception que ce nouvel opus d'Assayas auquel je me livrais plein de bons sentiments à son égard. J'ai dû rater quelque chose parce que j'ai trouvé que les acteurs faisaient un numéro très convenu : Asia Argento n'avait aucun charme (et j'entends le terme dans tous les sens), elle « faisait » de l'Asia Argento, idem pour Michael (non je ne n'ai pas spécialement une dent contre les Michael, j'aimais bien Michaël Jackson, avant qu'il ne déteigne, et Michael Lonsdale dans La question humaine !).

    Je suis donc resté bien en deçà de la porte d'embarquement : film trop confus à mon goût. Lost in translation.

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    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>L'âge des ténèbres de Denys Arcand


    "Hou la la !"

    J'attendais peu, je ne fus donc pas déçu. Non soyons honnête, n'ayant vu aucun des deux premiers volets de cette « trilogie » nord-américaine francophone sur notre civilisation comme elle va (à sa perte), j'en attendais en fait plus de réjouissance.
    Certaines proximités (mais tellement mauvaises ici !) avec American Beauty m'ont gêné.
    De plus je suis consterné par le nombre d'idées qui me paraisse aujourd'hui encore « virtuellement » très drôle et qui en action étaient mauvaises.

    A l'extrême rigueur je conserverai les (belles) images des actrices, splendides, mais bon, ça fait quand même peu, non ?

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    <o:p>La fille coupée en deux de Claude Chabrol


    "De la consternation."

    Quelle déception que ce dernier opus de Chabrol. Les plaisirs savoureux, certes pas extensifs ni permanents du film précédents peinent à contrebalancer la platitude de ce dernier film.
    Mais Chabrol reconnaissant lui-même l'inégalité (et que dire dans le cas présent ?) de sa production, convenons donc (avec lui ?) qu'il a fait mieux et qu'espérons-le, il fera mieux à l'avenir.
    Que reste-t-il ici de ses problématiques récurrentes, de ces petits jeux de détail (l'amusant nom de la société, F.M.G du précédent film en lieu d' « on devine lequel ») qui nous avait séduit ? Rien !
    Les acteurs ne sont que le pâle reflet d'eux-mêmes, leur jeu est poussif, Magimel n'est pas bon, Berléand en fait trop, Ludivine est belle, mais c'est tout. Tous sont largement en deçà de ce qu'ils ont fait de meilleur.
    Que de poncifs, que de manque de finesse dans le traitement du décor, du scénario...
    Tout est trop en fait. Trop et surtout trop « rien du tout ».
    Nulle ivresse cette fois-ci donc, la « gueule de bois » uniquement.
    </o:p>
    <o:p>

    Vivement le prochain !

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    <o:p>Semaine du 03 au 09 octobre 2007 
    André-Pierre Lacotte </o:p>

    </o:p>

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  • Commentaires

    1
    Simon Lefebvre
    Vendredi 26 Octobre 2007 à 20:35
    Boarding Gate
    J'ai au contraire beaucoup aimé le film d'Assayas, sa structure en deux actes: huit-clos et fuite. Deux exercices qui, dans un rapport de force délicat, vont entretenir une relation d'attraction/répulsion. Le huit-clos, tourmenté, sous tension, où la volonté d'un calme ne parvient pas à convaincre la mise en scène, en émoi. Aussi, Assayas a filmé ses deux acteurs en "roue libre", d'où certaines exuberances de Michael Madsen, qu'on peut toutefois juger passionnantes dans cette idée de quasi non-direction d'acteurs. L'autre acte du film, la fuite, est effectivement trouble, car la forme de la mise en scène épouse la forme de la fiction. Dans le cadre, c'est bien des choses fuillantes, parfois indiscernables qui se frôlent ou s'entrechoquent. En somme, sans connaître le cinéma d'Assayas, j'ai trouvé brillant Boarding Gate, de part l'intelligence de sa mise en scène.
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