Ont écrit dans "Notre Cinéma":
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Semaine du 17 au 23 Octobre.
L'entretien accordé par Lee Chang-Dong à Positif dernièrement ne peut que me conforter dans mon appréciation : ce film restera à mon sens un des meilleurs films de l'année (oui, et je signe !).
Si loin, si proche, riche et évident, pertinent et émouvant, juste mélodrame ne sombrant jamais dans un sordide pathos à l'américaine, ménageant l'espoir au plus noir de l'existence, Secret Sunshine est un bijou.
Publié par Notreciné à 22:48:45 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) | Permaliens
Le dernier voyage du Juge Feng de Liu Jie
et
Anayi : les longues marches(2006) de Chou Chou
Ces deux films à mon goût tout aussi plaisants semblent mettre en exergue des thématiques communes : la marche et les minorités...
Les Tibétains génocidés dans l'indifférence générale (chouette, on pourra fêter ça l'année suivant celle des J.O.) seront content d'apprendre, et de voir que le cinéma « officiel » chinois s'interroge sur l'identité et sur le devenir de ses minorités.
Remarquables photographies, luxuriance et vitalité des couleurs, profondeur des personnages, sobriété du jeu, adresses scénaristiques, ces deux œuvres nous montrent des visages de la Chine rurale, à des lieues (et à des lieux) de la Chine « qui gagne », celle de l'hypertrophie urbaine, du capitalisme-communiste dans ce qu'il a de plus abject.
La fraîcheur de Chou Chou la jeune réalisatrice et actrice de son propre film, le teint buriné du Juge Feng (heureusement secondé par son assistante d'une beauté tranquille et solide, quelque peu maternelle autant que « conjugale »), des visages de la Chine « vraie », de la Chine d'en-bas.
Ces chinois quasi anonymes, oui quasi parce que qui ne connaît pas le Juge Feng ?, marchent, marchent, marchent.
Mais dans ces longues marches les faux mouvements ne pardonnent pas. La jeune Chou Chou se blesse à la cheville, c'est son prince charmant d'une autre minorité qui la « sauvera ». Le juge Feng ira, lui, rejoindre ceux qui l'ont précédé, dans la marche, et dans la chute.
Ces deux films ne sont certes pas « du même moule » que I don't want to sleep alone ou que Still Life , ils sont toutefois l'expression de la pluralité chinoise.
Il est intéressant et peut-être même émouvant de constater qu'en dépit d'un régime politique affligeant, le cinéma chinois réussisse à nous offrir de tels joyaux de simplicité et de beauté, sans être pour autant, selon moi, de simples « cartes postales touristiques ».
OOOO
OOOO ( Control )
OOOO ( 24 hour party people )
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Les Simpson - Le film de David SilvermanAu fait doit-on dire Les SimpsonS en français ? En anglais The SimpsonS, certes...
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Retour en Normandie de Nicolas Philibert
oui...
Je n'ai pas été particulièrement emballé par ce dernier Philibert.
Sans doute ais-je encore trop en mémoire l'ennui profond que m'avait infligé le visionnage de "Innisfree", cet été à La Rochelle.
Le procédé est le même, même si les problématiques soulevées sont bien différentes.
Nul pesanteur nostalgique ici, « l'amour des gens », dans les deux films-documentaires, un regard bienveillant sur ces vies qui suivent leurs cours respectifs...
La rencontre avec une bonne partie de l'équipe des acteurs amateurs confirmait ce que le film semblait déjà dévoiler.
Des réflexions ou plutôt des amorces de réflexion qui semblent appeler une « suite », en quelque sorte. Je l'attends.
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Tout est pardonné de Mia Hansen LoveCe premier film, même s'il évolue parfois sur le fil du rasoir du « téléramisme » de base m'a séduit et j'attends donc le suivant.
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Quelques bons moments, c'est déjà çà.
Publié par Notreciné à 23:42:15 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) | Permaliens
La question humaine de Nicolas Klotz
La « question » est bien humaine, trop humaine...
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Boarding Gate d'Olivier AssayasJe suis donc resté bien en deçà de la porte d'embarquement : film trop confus à mon goût. Lost in translation.
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A l'extrême rigueur je conserverai les (belles) images des actrices, splendides, mais bon, ça fait quand même peu, non ?
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Vivement le prochain !
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Publié par Notreciné à 22:55:07 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (1) | Permaliens
Pier Paolo Pasolini écrivit dans son livre L'expérience hérétique un texte intitulé Observations sur le plan-séquence. Ce texte nous semble trouver un écho dans la filmographie de De Palma et plus particulièrement dans son film Snake eyes. Cet écho tout particulier tient à plusieurs éléments que nous étudierons un à un dans les pages suivantes mais semble prendre son origine dans le lien le plus superficiel entre ce texte et ce film qui est l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy à Dallas en 1963.
Nous avons vu à travers notre démonstration en quoi le texte de Pasolini trouvait un écho réel dans Snake eyes de De Palma, et il semble clair maintenant que ce texte nous parle encore au présent tant ce qui y est dit semble essentiel et peut être même la base d'une vision du cinéma qui n'est pas datable.
Barthelemy Guillemet
Publié par Notreciné à 22:17:05 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) | Permaliens
Avec ce film Brad Bird déclare ouvertement la guerre au réel et à ceux qui aiment lorsqu'il est capté. Nous sommes dans son esprit comme ce critique aigri, coupé du monde et antipathique. Nous sommes d'ailleurs pires que ça vu que le personnage finit par aimer la ratatouille du petit rat. Mais revenons au début de l'histoire afin de ne pas nous perdre.
Analysons point par point ce film. Tout commence avec Rémy petit rat gastronome, pure produit de l'animation numérique et donc, son représentant, voire sa personnification. Celui-ci va pour pouvoir faire de la cuisine, entendez par-là de l'Art, il est d'ailleurs plusieurs fois présenté comme un artiste, avec l'aide d'un humain pas très dégourdi : Linguini. En vérité il est faux de dire « avec l'aide de » ; pour être juste il faut dire « à l'aide de » car Linguini est explicitement utilisé par Rémy vu qu'il est un véritable pantin entre les mains de ce dernier, bougeant en fonction de ses cheveux sur lesquels tire Rémy. Voilà ce qu'est l'humain aux yeux de Brad Bird : un pantin entre les mains du numérique, vision assez juste toutefois, il suffit pour s'en convaincre de se souvenir des propos de Vigo Mortensen durant le tournage du Seigneur des anneaux où il disait avoir passé une journée à se battre contre une balle de tennis.
Mais Brad Bird va au-delà du simple constat et veut nous convaincre de la force et du côté positif de l'animation numérique car elle permet le rapprochement des êtres humains, scène où Rémy provoque le baiser entre Linguini et Cosette, et surtout permet l'art et ce aux dépends des êtres humains : la cuisine de Rémy. Et nous serions obligés d'aimer sa cuisine sous prétexte qu'elle nous rappellerait ou nous ramènerait à notre enfance, comme le critique Ego lorsqu'il goûte la ratatouille de Rémy. Bird va ici à mon goût un peu trop loin. Selon lui le numérique est génial et devrait remplacer tout au cinéma, nous n'aurions plus besoin que d'humains derrière leurs ordinateurs qui programment des 0 et des 1 et de quelques « acteurs » afin d'assurer les voix. Car enfin c'est la dernière chose que Rémy - le numérique - ne sait pas faire, et Bird nous le montre très bien dans une scène où Linguini est endormi et où Rémy arrive à le faire bouger mais pas à le faire parler.
Pauvre humain et pauvre réel car si le numérique peut être très intéressant, il peut aussi être dangereux quant à notre perception du monde. Nous sommes nourris d'images et si celles-ci deviennent toutes numériques comme le souhaite Bird alors notre rapport au monde en sera totalement changé et pas forcément pour le meilleur. Car si les corps humains sont absents c'est l'organique dans son entier qui disparaît de l'écran, plus d'excréments, il suffit pour s'en assurer de voir les égouts du film, l'eau usagée est juste grise noir rien de plus, même les déchets que mangent les autres rats nous semblent jolis et au final pas si sale. C'est donc un monde où les corps sont tellement idéalisés, abstraits (rappelons-nous bien que ce ne sont que des 0 et des 1) que nos corps réels deviennent quasiment des déchets. De même l'accident qui peut surgir à chaque instant, le réel contre lequel lutte ou par lequel se laisse entraîner le réalisateur disparaît lui aussi totalement, si les herbes bougent à l'arrière plan c'est parce que quelqu'un l'aura décidé. Tout est sous contrôle. Là encore bel exemple de mise en scène que l'on pourrait presque traiter de fasciste. Il me semble qu'au lieu de rester ébahit devant la beauté ou les améliorations techniques de l'animation numérique nous ferions mieux de réfléchir à ce qu'elle peut apporter au cinéma de bon comme de mauvais.
En tous les cas je n'ai certainement pas retrouvé le goût de mon enfance avec votre fable Monsieur Bird car il ne suffit pas de mettre une souris numérique qui parle et qui gesticule sous mon nez pour que je m'émerveille, surtout lorsque celle-ci sert à faire passer votre message puant.
Barthélémy Guillemet
Publié par Notreciné à 18:48:20 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (2) | Permaliens
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