Ont écrit dans "Notre Cinéma":
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La désolante traduction du titre (Eastern Promises) ne me semble pas avoir pas contaminé celle des dialogues, ceux en anglais tout au moins, je parle russe sous amphétamines uniquement.Le titre original était parfait, alors pourquoi nos traducteurs/adaptateurs français se sont-ils une fois de plus ridiculisés ?Attendant énormément de ce film je risquais gros la déception, et c'est bien le cas.Cronenberg m'échappe donc une fois de plus. Ma vision de History of violence m'avait déjà fort échaudé, je n'ai pas réussi à passer outre les ressemblances (c'est un euphémisme) avec « La griffe du passé » et d'autres films dont le nom m'échappe présentement. Je reçois certes parfaitement la nouvelle dimension, métaphorique par rapport à l'histoire des Etats-Unis... que Cronenberg a voulu insuffler, mais les craintes par rapport à ce que je redoutais comme « too much » furent toutes avérées : retournement de situation à trois francs six sous, déroulement de l'intrigue téléphoné...Je comptais donc sur le dernier film pour me refaire un regard et une opinion sur Cronenberg... C'est raté !Je trouve que le scénario accuse des faiblesses un peu consternantes : que Nikolaï soit un agent infiltré est à mon sens la pire de toutes. J'ai crains dès le début du film que ce soit le cas...Les relations interpersonnelles ne sont pas très originales.Le couple chauffeur/sage femme est à peine abordé (et tant mieux car cela sauve d'une déception qui eut été alors bien plus cruelle).Le couple fils « dégénéré » (car homosexuel refoulé, hou la la c'est pas bien, surtout quand on est le fils d'un parrain de la mafia russe!!!) / Chauffeur : l'ambiguïté (encore que...) sexuelle aurait pu être un beau moteur d'intrigue. A ce propos je fais part de ma bonne surprise par rapport au jeu de Vincent Cassel.Le père est une ordure parfaite, et c'est le personnage et l'acteur qui tire, pour moi, le mieux son épingle du jeu.J'ai toutefois bien apprécié la noirceur du film (et pas uniquement au sens premier du terme), « brillante » noirceur.Il manque quelque chose dans ce film mais je ne saurais dire quoi !Quel dommage donc !
Peut-être qu'un second visionnage me permettrait d'aller au-delà de cette première impression que je regrette amèrement...
00OO
André-Pierre Lacotte
Publié par Notreciné à 22:59:31 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) | Permaliens
A l'image de Match point, Le rêve de Cassandre dans sa qualité, semble être le fruit de toute l'expérience de Woody Allen. De sa fameuse trilogie New Yorkaise à celle qu'il consacre ici à Londres, en passant par ses comédies légères et inégales, Allen a accumulé un savoir faire impressionnant, en résulte son dernier film, un grand film. Le scénario dans ses grandes lignes est des plus simple : Deux frères, dont les ambitions n'ont d'égales que les difficultés qu'ils ont à les assouvir, se retrouvent face au plus cruel des dilemmes : tuer, faire le mal et s'en sortir (le choix de la facilité), ou trimer toute leur vie, survivre modestement. Ils choisissent la facilité. Leur richissime oncle est un exemple, mais il doit réduire au silence un de ses collaborateurs pour rester en course. De cette idée de départ, découle un film rigoureux, solide, dont la maturité et la justesse reste marquante. Le tour de force du cinéaste, est de proposer une critique acerbe, mais jamais moralisatrice, du pouvoir. On n'arrive pas au sommet en restant dans la loi, avec l'argent on peut tout acheter, même la mort de certains... Le film ne cesse de montrer les travers de l'homme, ses déviances, ses choix égoïstes, sans pourtant s'embourber dans la critique facile et grossière, ni dans la psychologie abusive. Tout est dans le ressenti. Le spectateur, attaché viscéralement aux deux frères, est baladé, maîtrisé par Woody Allen. Cette maîtrise est affolante, le cinéaste orchestre dès la première seconde la tragédie annoncée, la catharsis fonctionne à merveille, chaque détail renforce un peu plus l'immersion du spectateur, qui, s'il sait où il va, y va à reculons, tendu comme les personnages. Le film brasse très large dans ses thématiques et jamais ne se perd, car il réussit à ne rien intellectualiser, tout est limpide, sensible. Les relations humaines, le pouvoir, l'argent, le destin, le choix, le hasard, la valeur de la vie. Tout ce que dit, critique le film, passe par le ventre, physiquement se ressent, sans besoin d'intellectualisation. Cette réussite indéniable est sans doute à mettre au crédit de l'expérience de son géniteur. Sans fioritures ni effets contingents, Allen semble prôner l'efficacité par l'émotion, et l'émotion par l'extrême rigueur de l'écriture et de la mise en scène de son film. Ajoutons également la très belle performance des acteurs, Collin Farel en tête, qui malgré son passé cinématographique parvient à faire oublier ses personnages précédents, et à toucher, sobrement. La superbe Hayley Atwell ne saurait être oubliée, comment pouvait-on mieux incarner (et filmer) l'ensorcellement par l'amour ? Un film essentiel d'après moi...
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Thomas Lefebvre
Publié par Notreciné à 22:39:49 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) | Permaliens
Le dernier film de Woody Allen, malgré ma dévotion au maître, donc mon indulgence à son égard, n'est pas un chef-d'œuvre.
En réalité, la seule attente qu'il suscite est celle d'un prochain film, une comédie psychanalytique dans laquelle Woody en personne reviendrait névroser son univers.
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André-Pierre Lacotte
Publié par Notreciné à 22:29:41 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) | Permaliens
Perdus dans les limbes de mes neurones mémoriels « Serpico » et « Douze hommes en colère » ne sont guère plus que de vagues souvenirs, plutôt très bons malgré mon jeune âge alors.
Précipitez vous incessamment pour le voir où que ce soit !
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André-Pierre Lacotte
Publié par Notreciné à 22:21:03 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) | Permaliens
L'humanité en ruine
A travers ce monument, Fassbinder nous offre à la fois une métaphore et une métonymie de l'humanité.
Quelles que soient les interrogations que le film laisse, pour moi, en suspens, je ne me lasse pas de le clamer comme un fort bel ouvrage, inégal et non exempt de certaines longueurs, mais quel exploit !
André-Pierre Lacotte
Publié par Notreciné à 21:59:04 dans Correspondance cinéphile | Commentaires (0) | Permaliens
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