• Max la menace - Peter Segal

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    Présenté en avant-première lors de la 34ème édition du festival américain de Deauville, Max <st1:personname productid="La Menace" w:st="on">La Menace</st1:personname> s'est dévoilé au grand public. Le film de Peter Segal n'est autre que l'adaptation cinématographique de la série télé éponyme diffusée dans les années 1960.

    La mise en scène sans grand intérêt laisse transparaître le personnage de Max joué par Steve Carell. Non content de devoir sauver le monde, Max va avoir une autre mission : reprendre le film à bout de bras pour tenter de faire oublier au spectateur la platitude de la mise en scène. Pari à moitié réussi car on ne peut pas laisser à un acteur si talentueux soit-il réaliser cet exploit. Max est un personnage intéressant puisqu'il est un savoureux mélange entre un OSS 117 et un James Bond. Il a les idées d'un 007 mais la naïveté comique d'un OSS. Ce melting-pot permet d'offrir au spectateur des situations drôles mettant en avant le pouvoir burlesque de Carell. Seulement voilà, il ne reste du film que quelques situations orchestrées par Max et une pseudo histoire d'amour trop voyante dès l'apparition du personnage féminin. La théorie du complot est elle aussi trop facilement visible pour créer un effet de surprise de taille. Le personnage joué par The Rock, l'envers de Max, rajoute une pointe d'ironie en se plaisant à s'auto-caricaturer, mais n'ajoute rien de plus à la mixture finale. De nos jours, il est fréquent de faire un film en engageant une star ayant le vent en poupe pour lui attribuer la tâche de faire du film un objet à part. Or, un long-métrage ne se construit pas uniquement sur les épaules d'un acteur, mais également par le travail du metteur en scène. En l'occurrence, ce dernier n'est pas absent du film uniquement des idées qui font de lui un actant de la machine cinématographique.

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    Au final que reste-t-il pour le spectateur ? Un Steve Carell au meilleur de sa forme qui tente malgré lui de faire remonter le film des bassesses de la médiocrité. Certaines séquences y parviennent comme celle dans l'avion tandis que d'autres ne font que prouver que les idées du metteur en scène sont bel et bien absentes du film (la mise en place du personnage féminin). Il ne reste donc au spectateur que quelques situations cocasses, un héros un peu idiot qui arrive à faire craquer la belle héroïne et qui sauve le président des Etats-Unis faisant ainsi d'une pierre deux coups. Qui a dit que nous vivions une période difficile ?

     

    0OOO

     

    Anthony Boscher


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