• La corne d'or - Maurice Pialat (1961)

     

       A rebours du cinéma de fiction de Maurice Pialat, la forme apparente de ce premier film turc affiche du début à la fin douceur, et distance à l'égard du sujet filmé. Loin de la pénétration à vif et de l'esthétique de la tranche de sa glorieuse filmographie, douceur et circonspection sont ici les lignes dominantes de la mise en scène. La raison s'en trouve dans le texte dit par la voix off: "on n'approche Bizance que timidement". Film sur la luxure et la mejesté des lieux de la grande Byzance et du palais du Sultan, c'est le regard premier de l'étranger qui arrive et qui, impressionné par le caractère monumental des édifices, des façades et des formes, reste à la lisière, le regard défait et saisi. C'est paradoxalement le rayonnement de ces surfaces et l'insidieux espace de réverie hallucinné qu'elles proposent au regard qui fait reculer la voix off, douce et plate qui, avouant sa fatigue, prend congès de nous. 

             Thomas C


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