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       1/ En avant jeunesse (Pedro Costa)

       2/ La frontière de l'aube (Philippe Garrel)

       3/ A short film about the Indio National (Raya Martin)

       4/ No country for old men (Joel et Ethan Coen)

       5/ Le premier venu (Jacques Doillon)

       6/ Dernier maquis (Rabah Ameur-Zaïmeche)

       7/ Redacted (Brian de Palma)

       8/ Cloverfield (Matt Reeves)

       9/ My Magic (Eric Khoo)

      10/ Useless (Jia Zhangke)/ Woman on the beach (Hong Sang Soo)  

     


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      Comme transition ludique et festive entre le terminus d'une année de cinema et le commencement d'une autre, voici la publication progressive d'une série de liste dite des "10 meilleurs films de l'année". Les auteurs en sont, au choix et mélangés, des personnes ayant écrits dans les pages de ce blog et des amis cinéphiles avec lesquels nous avons souhaité partager ce plaisir célébrant et électif du cinéma. C'est toujours à la fois un jeu (donc une folie) et une torture que de se plier à l'arbitraire de la réduction d'une année intime de cinéma par l'évocation de dix films. Aussi, il faut abusivement et limitativement redire la dizaine afin d'en dénoncer la minceur carcérale et la frustration qui s'y adjoint. Réaffirmer obstinément 10 pour faire entendre qu'il y en a eu beaucoup plus qui ont trouvé une place centrale et irréfragable dans nos coeurs et nos esprits. Sans doute, une fois l'an,  les cinéphiles que nous sommes jouent à réduire le cinema à dix titres comme moyen d'une formule d'exception par rapport à ce qui est d'ordinaire notre rapport aux films et à l'amour que nous y portons : l'excès, le nombre, la surcharge. Dire dix, c'est prétende afficher l'évidence là ou il n'y a que débordement et déséquilibre des sentiments et des appréciations. C'est se rire de la vanité d'un gôut qui ne cesse de se recomposer et de fuir, comme si la fermeté de la loi des chiffres suffisait à se faire la résultante d'une adhésion à la chose cinema qui n'est en fait que devenir glouton et fuyant dans sa dénomination et sa récapitulation. Le gôut du cinema est un énorme continuum qui ne peut ni, fort heureusement, se décompter ni s'infléchir dans sa course. Alors, il faut voir l'économie sèche de cette dizaine comme le plaisir nouveau d'une illusion, comme la reconduite d'une nouvelle fiction, qui, comme toute fiction, se révèle en fait temporaire et improbable. La liste des dix, loin d'ancrer le cinéma dans des archives, doit se lire comme le plateau miroitant d'une relance du regard sur les innombrables films à venir, et à aimer.

          Thomas Clolus


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  •  Notre Cinéma s'est essayé à diverses performances tenues sur une étendue temporaire donnée, plus ou moins grande, toujours éphémère, pendant l'été.  Avec le journal festivalier de Simon Lefebvre d'abord, en début de période estivale, à laquelle a donné lieu le Festival de Paris, dont beaucoup de fleurons défendus alors, en avant- première, par l'auteur, sortent aujourd'hui, avec une grâce toute nouvelle (A short film about the Indio Nacional, Christophe Colomb, Le dernier Maquis, La vie Moderne et Les Frontières de l'aube). Cette écriture était alors placée sous le signe d' éclats d'émerveillements premiers, signes avant coureurs d'un enthousiasme ayant conscience qu'il ne pourrait se partager qu' après- coup, dans l'enjambement du non lieu séparant ces avants premiers avec la date de la sortie officielle de ces films. Ecriture émerveillée d'un agrégat de trésor étrangement et artificiellement découvert dans le malaise euphorique d'une concentration à court terme et au sein d'une même lieu. L'écriture s'en trouvait pris dans l'intervalle bipolaire entre le ravissement propre à l'exception de ce regroupement et l'hébétude consacré par la solide impression que ce regroupement ne laissait pas le temps d'en revenir, et d'y revenir, plaçant l'acte et la situation critique dans une raréfaction d'espace, espace qui lui est d'ordinaire nécessaire pour s'énoncer, et se répandre. Ainsi, chaque témoignage de la découverte valait autant par l'assurance d'avoir découvert de précieux joyaux et le sentiment curieux d'en devoir ajourner l'accompagnement et le discours critique.  Aussi, cette écriture se plaçait dans la discrétion de grandeurs qui semblaient à la fois entraperçus et pour cette raison même encore à venir. Par cette écriture, les films apparaissent au lecteur comme objet de fantasme sans consistance, comme prodiges devinés dont la prophétie ne s'est pas encore réalisée, comme seuil dont le franchissement est voué à la pondération, si ce n'est à l'interdiction net. C'est une écriture qui semble ouvrir un sac de billes, faire état d'énergies informes et contenus qu'on n'est pas en mesure de libérer entièrement, de dévider proprement. Il faudrait attendre l'égrènement de ces sorties, pour qu'elles n'apparaissent plus comme bouquet- miracle asphyxiant propre à la moindre disposition critique mais comme évènements pleins et singuliers, survenant dans la souplesse d'un rythme et d'un écoulement régulier. Pour autant, cette écriture à propos des films est utile, même si elle semble fermer dès l'ouverture, même si elle semble retirer ayant à peine donnée, même si elle semble se tarir juste après avoir eu le soupçon de vider ses vannes...  Elle est utile, malgré et au gré de tout cela, parce que davantage qu'une offrande faite à la disposition officieuse de chaque film, elle est la charge et le témoin d'une expérience subjective, personnelle, à l'intérieur d'un contexte de diffusion des films, qui est le contexte festivalier.  Quoiqu'on en dise, la vérité tendu de ce contact du moi, du je, aux pondérations et aux grâces de la réalité et de l'expérience est chose qui mérite l'expression et le récit public.  Cette conjonction contractée et obligatoirement synthétique entre l'écriture et l'expérience filmique est le constat d'un rythme particulier du mouvement cinéphile, ou, dans l'intervalle et l'interstice, le témoignage à l'endroit des films, loin d'abandonner sa vocation à s'énoncer, à se parler, à se rendre public, ne se laisse pas prendre de vitesse par les autoroutes du monde contemporain. Au contraire, ils participent de ces vitesses et de ces accélérations en s'y inscrivant, dans la sphère publique qu'est Internet, et donc, en y participant.  Et quel autre lieu autre et meilleur qu'Internet pour se faire l'accueil de cette arythmie concentrique et instersticielle. Internet nous prouve chaque jour, de plus en plus, qu'à l'ère de la vitesse et des flux, il est toujours possible d'ouvrir des espaces nouveaux. Et que ces espaces valent davantage par leur localisation incertaine, par leur presque anonymat, par leur presque clandestinité et par leur publicité à minima ne doit pas nous abandonner à les faire exister, pleinement. Bien au contraire... 

    Thomas Clolus   

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      Le cumul des visionnages et des lectures aidant, le manque de temps me pousse à abandonner mes brefs écrits rapportant en quelques mots une courte réflexion sur chaque film vu. Aussi, je continuerais, chaque jour, à déposer un photogramme personnellement choisi pour chaque grand film vu en dvd et une image standard prélevée sur la toile internet de chaque film vu au cinema, accompagnée d'une notation, telle que la signalétise le nouveau barême.

          Thomas C


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      J'ouvre une courte parenthèse personelle afin d'informer les visiteurs et lecteurs potentiels que mon intervention sur ce site, à propos des sorties en salles, s'alignera sur ma pratique récente concernant les films vus sur support video. A savoir que je ne laisserais trace que des seuls films que j'aime et que je défends résolument. Pour l'occasion, je systématiserai l'usage de la rubrique intitulé "correspondances cinéphiles" concernant les films vus en salles au même titre et selon le même procédé que pour la rubrique "images en échos", c'est-à-dire que je laisserais une courte trace de mon visionnage du film par le dépot d'une photo et de quelques mots valant indice d'un regard fraîchement survenu. Mon souhait est le même que celui que j'avais formulé il y a quelques semaines au moment de l'ouverture de "Images en échos": que ces notules aient pour seule ambition réaffirmé d'être une invitation et un vif appel, pour le spectateur, à découvrir ces film. C'est tout le bien que je suis en mesure de nous souhaiter...  A bientôt.

           Thomas C


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